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11 mars 2007
25 juin 2006
30 mai 2006
Il s'appelle William Bouguereau
15 avril 2006
Frida Kahlo
Frida Kahlo est une peintre mexicaine née au début du 20ème sciècle. A 18 ans, elle a eu un grave accident de bus, une partie de son corps a été transpercée par une barre de fer. Comme ses jambes et surtout ses vertèbres ont subit de graves séquelles, elle devra souvent rester alitée, coincée dans un corset (comme on peut voir par exemple sur cette peinture). Elle fait installer un miroir au-dessus de son lit et c'est là qu'elle y peindra une grosse partie de son oeuvre, les autoportraits.
Cette peinture s'appelle La colonne cassée. Elle date de 1944.

Pourquoi je vous parle de ça ? Je viens de découvrir cette femme en regardant le film inspiré de sa vie et qui s'appelle Frida. J'en retiens surtout l'image d'une femme courageuse et vivante. Et dans le film, son mari, un peintre très reconnu, parle d'elle ainsi :
"Son oeuvre est acide et tendre, dure comme l'acier et subtile comme l'aile du papillon, adorable comme un sourire, cruelle comme la justice de la vie.
Je ne crois pas que jamais auparavant une femme ait transposé une telle souffrance poétique sur la toile."
Je ne crois pas que jamais auparavant une femme ait transposé une telle souffrance poétique sur la toile."
J'ignore si ces paroles ont été réellement prononcées mais est-ce si important ?
Au-delà de l'artiste, ce film parle d'un être humain et même de plusieurs êtres humains. Donc il parle de moi, de toi, de nous...
Bonne fin de samedi à tous ;)
Au-delà de l'artiste, ce film parle d'un être humain et même de plusieurs êtres humains. Donc il parle de moi, de toi, de nous...
Bonne fin de samedi à tous ;)
05 avril 2006
Voilà pourquoi j''aime tant les arts
"Tous les vendredis soir Pekisch jouait de l'humanophone. C'était un instrument bizarre. Il l'avait inventé lui-même. Il s'agissait dans la pratique d'une sorte d'orgue mais où à la place des tuyaux il y aurait eu des personnes. Chaque personne émettait une note et une seule : sa note personnelle. Pekisch manoeuvrait le tout à partir d'un clavier rudimentaire : quand il appuyait sur une touche, un système complexe de cordes envoyait une secousse au poignet droit du chanteur correspondant : quand il sentait la secousse, le chanteur émettait sa note. Quand Pekisch laissait la touche remonter, la corde se relâchait et le chanteur se taisait. Bon.
Au dire de son inventeur, l'humanophone présentait un avantage fondamental : il permettait aux personnes qui chantaient le plus faux de chanter quand même en choeur. En effet si bien des gens sont incapables d'aligner trois notes sans chanter faux, il est en revanche beaucoup plus rare de trouver quelqu'un qui ne puisse pas émettre une note unique avec une intonation parfaite et un bon timbre.
L'humanophone reposait sur cette capacité quasi universelle. Chaque exécutant n'avait à se soucier que de sa note personnelle : le reste, Pekisch s'en occupait(...).
- Vous ne venez pas ici chanter une note quelconque. Vous venez ici chanter votre note. Ca n'est pas rien : c'est quelque chose de magnifique. Avoir une note, je veux dire : une note rien qu'à soi. La reconnaître, entre mille, et l'emporter en soi, à l'intérieur de soi, avec soi. Vous ne me croirez peut-être pas, mais je vous le dis, quand vous respirez elle respire, quand vous dormez elle vous attend, elle vous suit partout où vous allez, et je vous jure qu'elle ne vous lâchera pas, aussi longtemps que vous ne vous serez pas décidés à crever, et ce jour-là elle crèvera avec vous.
Vous pourrez faire comme si de rien était, venir ici et me dire cher Pekisch je regrette mais je ne suis pas vraiment persuadé d'avoir une note en moi, et repartir comme vous êtes venus, tout simplement... mais la vérité, c'est que cette note, elle est là... elle est là, mais vous ne voulez pas l'écouter. Et ça c'est complètement idiot, c'est un sommet de l'idiotie, une idiotie à en rester les bras ballants. Chacun à sa note, la sienne propre et s'il préfère la laisser pourrir en lui... non... écoutez-moi bien... même si la vie fait un bruit d'enfer aiguisez bien vos oreilles jusqu'à ce que vous arriviez à l'entendre, et à ce moment-là cramponnez vous à elle de toutes vos forces, ne la laissez plus vous échapper."
C'est extrait de "Châteaux de la colère" d'Alessandro Baricco.
Je sais pas vous, mais ça me fait vraiment plaisir de lire ça. Voilà.
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