
30 mai 2006
Il s'appelle William Bouguereau

25 mai 2006
En fait, elle était moche
Mes parents m'avaient acheté Tagada. Première déception : ses poils sont bizarres. J'avais beau essayer de les brosser avec mon mini peigne en plastoc, ils restaient tout rêches. Probablement parce que ses cheveux étaient aussi en plastique (on s'en aperçoit quand on les brûle : ça pue et ça se recroqueville).
Ce dessin animé m'a fait rêver parce que Blondine était belle, gentille et courageuse, parce que Tagada était majestueux, parce que les couleurs étaient magnifiques. Et aussi parce que notre héroïne, pour colorer les êtres vivants ou les paysages (rendus gris par le méchant Grisemine) distribuait des paillettes de couleurs comme on lance des confettis.
Et bien parfois, il vaut mieux rester sur des souvenirs. J'ai recherché sur internet des vidéos de Blondine. Et en regardant une capture d'image, je ressentis en mon coeur un énorme choc : en fait, elle était moche.

Non mais qu'est-ce que c'est que cette coiffure (jamais vu une implantation pareille) ! Et le menton alors... Pffffff... Ah non, vraiment, je suis déçue. Elle me plaît plus du tout maintenant, la Blondine.
Bon, enfin, ça doit être ça l'innocence de l'enfance. Un regard émerveillé sur tout un tas de trucs.
Ce qu'il y a de surréaliste dans un souvenir ? Il reste à la taille de l'instant où il a été photographié par l'esprit. Voire il se gonfle avec le temps. L'humain est dépendant par nature : l'esprit s'auto-défonce depuis l'enfance.
Le rêve éveillé et le souvenir sont les deux épaules d'une femme légère qui danse dans mon cerveau sur Lucy in the sky with diamond...
24 mai 2006
Variations
Des sangs qui bouillonnent. Un tatouage sur les gènes. Une corde autour de l'esprit.
La famille, quand ça ne va pas, ça fait mal. Attention les dégâts. Tu cries dans mon coeur là, tu sais, si tu fais pas gaffe tu vas le casser.
Viens ici que je t'explique. En fait, moi je voulais pas, c'est ta mère qui voulait.
Aimer ? C'est quoi aimer ? Excuse-moi, j'ai pas bien compris.
Ouille, mon sang se plaint là, il geint, tu pouvais pas faire gaffe ?
Bonjour, je voudrais donner mon sang. Sinon, ce serait possible d'enlever la trace de deux ou trois personnes en même temps ?
- Et à part ça ?
- Ben ça va...
- T'as trouvé un boulot ?
- Euh, non, enfin... non.
- Ah. Et tu comptes rien foutre comme ça pendant longtemps ?
- Ben... en fait puisque tu en parles, oui, pourquoi pas.
Mamilla ! Ca entre et ça déchire. Mais au fait, j'ai oublié, comment on fait, déjà, pour vivre avec un petit bout de coeur en moins ? Non parce que ça fait un peu mal, et puis un peu tous les jours aussi. Alors bon... Non, je sais pas, je me demandais, peut-être que t'avais une recette, on sait jamais. Non ? Ah bon.
-Et sinon, quoi de neuf ?
-Ben euh, rien.
-T'as trouvé un boulot ?
-Ben euh, non en fait.
-Ah. Et ça te fait plaisir ? T'attend qu'il te tombe dessus, c'est ça ?
Aurevoir pépé, aurevoir mémé. Sinon, je comptais revenir manger dans 10 ans. C'est possible ?
Dans mon jeu des sept familles, y en a trois qui sont abîmées. Je peux les échanger ? Ah non ? C'est tout ou rien ? Bon ben j'vais tout prendre alors... Oui, oui c'est vrai, c'est un peu lourd à porter, là comme ça derrière les yeux mais bon, vous savez, on s'y fait. Y a pire dans la vie... Allez, bonne journée ! Et merci pour le paquet !
20 mai 2006
Pendant ce temps-là, en Irak
19 mai 2006
Radiohead
Bref, ce que je remarque avec Radiohead, c'est que les trois autres albums que j'ai chez moi (Ok computer, Amnesiac et I might be wrong) me font le même effet : tous continuent de me transporter, sans soucis. D'où cette pensée tout à fait originale* de ma part : c'est un putain de bon groupe, quand même !

* je viens de m'aperçevoir que si on enlève le premier i du mot original, ça fait orginal. Un mélange d'orgie et de.... enfin bref, je m'égare.
17 mai 2006
Private joke : je dédicace ce message à Nico
Ohlala ! Qu'est-ce qu'il fait beau aujourd'hui dis donc ! Ahah !
Et vous, quel temps aimez-vous ?
Aureuvoir !
16 mai 2006
Un peu d'humour ne fait jamais de mal
Alors, c'est un jour, un chien qui traverse la route, y a une voiture qui arrive et Paf le chien.
Alors un jour, c'est un chat qui dort dans la machine à laver le linge, on appuie sur le bouton et Miaou le chat.
C'est un jour, dans la savane, y a un hélicoptère qui passe et Chlak la girafe.
... hum...
... merci de votre compréhension.
Envolée lyrique...
Ô toi, lecteur adoré !
Pardonne mon ingratitude débordante,
Cinq jours que je ne suis pas venue poster,
Te laissant dévasté par l'attente.
Mais fidèlement, je vais me rattraper,
Et combler ainsi ta panse béante.
Ô toi, lectorat adoré !
En fait si t'es pas content, ben c'est pareil.
C'est mon blog ici alors faites pas chier,
Si je veux, je donne pas de nouvelles !
11 mai 2006
07 mai 2006
Conte fantastique (sorti du tiroir)
Ce jour-là où Jé-dé-Tong sautillait de rochers en rochers, le gros rouleau surgît de nulle part et lui sauta dessus pour l'étouffer.
A cet instant précis eut lieu la plus grande bataille jamais livrée de tout le pays.
Le gros rouleau n'avait pas l'habitude qu'on lui résiste et il fut surpris par cette proie qui se démenait avec tant de vigueur. Notre petit nem bougeait dans tous les sens, se tortillait, griffait son adversaire, le mordillait afin de pouvoir se dégager mais il n'y avait rien à faire : le rouleau était bien plus lourd et commençait déjà à lui enfoncer la tête dans le riz.
Soudain, Jé-dé-Tong se souvint qu'il avait emporté, sur les conseils de son père (un nem bouddhiste fort averti), une paire de baguettes Médine (taille one). D'un geste vif, il sortit les deux bouts de bois et en planta un en plein milieu du front de son rival. Ce dernier, désarçonné, eut un mouvement de recul et notre ami en profita pour se libérer. Désormais, les deux combattants étaient face à face, d'égal à égal.
Epuisé mais heureux, il rentra chez lui. Ses parents et sa petite amie, Moa-dé-Sandhâl, furent réellement très fiers de lui. Tous pressentirent déjà que cette histoire seraient contée de génération en génération...
Quant au désert de Crevex ? Il est devenu une magnifique forêt verdoyante où tous les nems se réunissent pour draguer les nouilles.
Morale : pffff, les nouilles...
05 mai 2006
Incertitude, quand tu t'installes
J'ai bien eu quelques idées mais la dernière en date, rentière, me semble un peu difficile d'accès (pour le moment du moins).
D'où ce sondage :
Et pour ceux qui ne travaillent pas encore, comment et pourquoi avez-vous choisi les études que vous faîtes ?
Natou qui va bientôt se lancer (mais j'vais attendre encore un peu, quand même).
03 mai 2006
Dans lemonde.fr ce matin
Derrière les vitres de la salle d'exécution de la prison de Lucasville, dans l'Ohio, les parents de l'homme qu'il avait reconnu avoir assassiné en 1984 l'ont entendu gémir, pleurer et produire des sons gutturaux. Les employés de la prison ont décidé de tirer le rideau qui permettait de voir le condamné et ont repris la procédure. Déclaré mort à 11 h 26, Joseph Clark aura mis 90 minutes pour mourir.
Une piqûre inefficace
Cet incident intervient alors qu'il existe un débat aux Etats-Unis sur la méthode d'exécution par injection létale. Les autorités carcérales de Caroline du Nord ont ainsi proposé récemment d'installer, à côté de la chambre d'exécution, un appareil permettant de mesurer l'activité cérébrale du condamné. La machine permettrait de déterminer s'il a sombré dans l'inconscience. Elle garantirait qu'il ne souffre plus et est en état d'être exécuté par injection létale.
Selon les adversaires de la peine de mort, l'injection létale contrevient au huitième amendement de la Constitution, qui interdit les châtiments "cruels et inhumains". Depuis le début de l'année, plusieurs exécutions ont été retardées, que ce soit par la Cour suprême ou par les autorités locales. Les juges ont estimé que rien ne prouve que le détenu est inconscient au moment où lui sont administrées les substances violentes qui le paralysent (bromure de pancuronium) puis lui arrêtent le cœur (chlorure de potassium).
Comme cela s'est vérifié dans le cas de Joseph Clark, rien ne garantit que la première piqûre de barbiturique soit efficace pour plonger le condamné dans l'inconscience. Avec AFP.

02 mai 2006
Ils n'existent pas
Le prince charmant
L'eau en poudre
Les yeux révolvers
Le boulot parfait
L'ordinateur jetable
Les olives sans huile
La paix dans le monde
La 5ème roue du carrosse
Le bonheur en suppositoire
et
Le papa Noël...
29 avril 2006
Yvette Horner mon amour
Mes grands-parents aiment valser. De l'orgueil dans le regard, de la tenue dans les gestes, ils tournent et se tendent, au rythme haché de l'accordéon.
"Courir après le troisième temps qu'on attrape jamais
Handicapés prets à basculer, c'est la carotte qui nous fait marcher
Le temps qui nous cloue au comptoir comme des piliers
La mort s'avale chaque jour à petites gorgées
Pour oublier les temps morts, les tant pis
Envie de faire tout valser
Frapper des tambours et danser
Et danser comme des singes"
Des singes qui s'éclatent la figure sur la face de la vie, mais ça fait rien, tu continues à danser, t'arrête pas, suit la valse... 1, 2, 3... au rythme des mots qui s'empilent derrière toi,
Surtout ne regarde pas en arrière,
Tu risques de te manger des murs que tu n'aimes pas.
Natou très gaie (si si, c'est vrai)
PS : Merci à Baptiste et à Sofk d'être passés par là...
PS2 : Le texte entre guillemets est extrait de la chanson Danser (Java).
28 avril 2006
Après la fête, le mal de tête
La fatigue est mère d'une lucidité embrumée.
Soit vous êtes mou et appaisé : c'est une journée propice pour larver avec un bon bouquin, un bon film, une bonne musique ou un bon cassoulet.
Soit vous êtes mou et déprimé : c'est une journée qui n'est propice à rien, il aurait mieux valu dormir jusqu'à ce que les bisounours viennent vous chercher.
En ce qui me concerne, c'est jour de courses. La vie est injuste.
Me reste le libre-arbitre existencialiste : me condamner à manger des pâtes aux petits suisses tout le week-end ou me rendre au supermarché armée d'un visage et d'une énergie qui marqueront l'histoire de l'humanité à tout jamais.
Alors, qui ouvre le pronostic ?
Ce suspens insoutenable s'orne d'un signe de mauvaise augure : il fait moche dehors.
La vie est injuste.
26 avril 2006
Quand y a rien qui vient, ben y a rien qui vient...
Voici une image que j'aime bien et le jeu consiste à décrire ce qu'elle vous évoque. Alors attention, je vous demande d'y aller franchement.
Et même si elle ne vous inspire rien de particulier au départ, en creusant, on arrive toujours à trouver quelque chose à dire, faites moi confiance ! C'est vrai que c'est un petit effort que je vous demande, mais vous verrez, c'est très amusant de constater ce qu'on peut sortir comme idées à partir d'une image (qui nous plaît ou pas)...
Et puis, je compte sur vous, vous êtes au moins aussi vivaces d'esprit que moi :-)
Voici donc une peinture de Mickey Madness :

Pour vous aider, regardez bien les couleurs, les dessins, le type de traits, l'ambiance générale...
Je compte sur vous !
Bises
Nat
23 avril 2006
La daube de la semaine
Et puis il y a les films qui m'énervent. C'est dans cette catégorie que je range ce qu'on appelle communément les daubes. Je tiens à préciser quand même que je suis bon public ; je suis rarement gavée par un film.
Manque de bol pour l'exception culturelle de notre beau pays, les deux daubes que j'ai vu ces derniers jours sont françaises.
La semaine dernière, avec hésitation mais tout de même un peu d'espoir, j'ai visionné Les chevaliers du ciel de Gérard Pirès (Taxi). Je ne m'étendrai pas sur ce film dont le casting était tout de même prometteur (Benoit Magimel et Clovis Cornillac). Je serai simplement concise : c'est une belle daube, dans les règles de l'art.
Et comme un mauvais film n'arrive jamais seul, je vous présente cette semaine le dernier film de Richard Berry :
LA BOITE NOIRE

Le point commun avec Les chevaliers du ciel, c'est le casting qui semble correct : José Garcia, Marion Cotillard et Bernard Le Coq.
Comment un film peut-il devenir énervant ? C'est très simple :
Vous mettez dans la marmite un scénario boiteux (pourtant tiré d'un livre) et vous l'épicez de dialogues aussi pertinents que ceux d'Hélène et les Garçons, mais sans l'humour. Vous faîtes revenir tout ça dans une mise en scène qui ne se contente pas d'être ratée puisqu'elle tient aussi, de temps en temps, à friser le ridicule. Vous recouvrez de plans arrogants : entre Besson et Pires mais version intimiste-suspens avec des filtres de couleur à la Jeunet (pour faire plus "ambiance" mais ça marche pas quand même).
Le résultat, tiens donc, quelle surprise, se liquéfie au fur et à mesure de l'heure et demie de film.
J'ai presque failli avoir peur mais c'est parce que la maquilleuse s'est lachée avec ferveur sur les comédiennes.
Certains passages ont le mérite de susciter une once de mystère mais la globalité du travail (merci Richard Berry ?) écrase le peu d'intérêt que ce film peut vous apporter. Et pour répondre plus directement à la question posée en début de sujet, ce film m'énerve parce qu'il se la joue grave dans la forme, pour un sujet de fond mal développé et mal conclu ; oui, parce que la cerise sur le gâteau, celle qui vous confirme définitivement que ce film est une daube, c'est le dénouement de l'histoire... mais je ne vous en dis pas plus.
Alors, on est bien d'accord, ce n'est que mon point de vue. Je vous invite donc, si vous vous intéressez au cinéma français comme moi, à louer ce film (trouvez les tarifs avantageux, quand même, hein) pour venir apporter votre avis sur la question.
Pour finir sur une note positive, le dernier film de Dupontel n'est pas le film de l'année mais il vaut sa place de cinéma... enfin le tarif du matin...
Bon dimanche à vous,
Natou mordante qui s'improvise apprenti-critique du cinéma français (bah vi, c'est plus facile, quand même !)
19 avril 2006
La nostalgie est à consommer avec modération
"Facile est un mot qui ne s'applique pas au monde des adultes."
(The Weather man)

Vous vous souvenez, lorsque vous étiez enfant, de ces moments magiques où rien ne comptait, si ce n'est l'instant même qui vous rendait heureux...? J'aimais encore d'avantage le sommeil qui terminait ces journées. Les yeux fermés, le coeur emplit de couleurs et la tête encore bourdonnante, je sombrais tranquillement dans la profondeur de l'oreiller.
Ces instants-là sont des perles précieuses qui s'installent, et dans le coeur, et dans l'esprit. Elles n'en repartent jamais.
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PS : The Weather man, c'est peut-être un film qui est resté deux semaines en salles, mais c'est un film intéressant, ok ?!
PS2 : mon dessin, il est très beau, c'est de l'art claviérique.
17 avril 2006
Reflexion du lundi, youpi
"Les choses que l'on possède finissent par nous posséder."

Monnaye-t-on le bonheur ? Peut-on se payer de la sérénité ? Bien sûr que non. Je ne veux pas cracher sur la société de consommation mais plutôt poser une question :
Je veux dire par là qu'à pouvoir se payer du plaisir immédiat, ne devient-on pas paresseux ? Plus vulnérables face à la réalité ? Moins enclins à affronter les difficultés ?
La possession serait-elle un anesthésiant ? Parce que si un rêve n'est pas (encore) né de tes tripes, si des projets ne fourmillent pas au coeur de ton coeur, il existe un désir taillé sur mesure pour toi, qui que tu sois :
Et j'en reviens au début. On ne peut pas acheter le bonheur, ça, on le sait. Mais avec honnêteté, est-ce qu'on ne pense pas, un tout petit peu au fond de soi, qu'acheter cet objet ou cette activité peut nous rendre un peu plus heureux ?
Y a-t-il du mal à cela ? Moi je ne le pense pas vraiment.
Mais si j'essaye de me souvenir des instants de ma vie où j'ai ressenti du bonheur, la question de la possession ne se posait pas.
Il y avait de l'herbe et du soleil ou des amis autour d'une table. Ou un grand moment de repos après un grand moment d'effort.
Dans notre société, si un certain bien-être se construit, il ne peut se construire sans argent. Mais il ne peut pas se construire uniquement avec ça. Dans le pouvoir de posséder, il y a un risque : celui d'être possédé par les choses. Consommer n'est pas mal en soi. Mais avec du recul, avec une vision moins matérialiste de sa propre vie, n'est-ce pas mieux ?
En somme, il me semble que je suis en train de dire que,
La spiritualité n'a pas encore assez de place.


